Imajica réunit cinq Dominions, mais la Terre demeure séparée des quatre autres depuis l’échec d’une ancienne Réconciliation. Gentle, peintre et faussaire, ignore le rôle qu’il a joué dans cette fracture. Judith Odell, son ancienne amante, est visée par un assassinat commandité ; l’être chargé de la tuer, Pie’oh’pah’, renonce à sa mission et entraîne les deux humains vers les mondes dont leur mémoire a été coupée. Leur voyage révèle des cités, des religions et des pouvoirs liés à une histoire que plusieurs autorités veulent maintenir inaccessible.
Gentle doit retrouver ce qu’il a oublié sans supposer que son ancienne identité mérite d’être restaurée telle quelle. Judith découvre de son côté que son existence a été façonnée par des décisions prises avant sa naissance. Pie’oh’pah, capable d’adapter son apparence au désir d’autrui, résiste à toute catégorie stable. Clive Barker construit une quête cosmologique où réparer le monde implique aussi de réexaminer le genre, l’amour et la responsabilité. La singularité d’Imajica tient à cette correspondance : la séparation des réalités reflète les divisions intimes que les personnages ont appris à considérer comme naturelles.
Le profil Orion
Ce qui caractérise Imajica
L’ampleur du monde et le merveilleux comptent davantage que l’accessibilité.