La République caténane organise son pouvoir par la Cession : chaque citoyen transmet une part de sa Volonté aux membres placés au-dessus de lui, renforçant ainsi une pyramide sociale dominée par quelques familles. Vis vit sous un faux nom depuis que la Hiérarchie a détruit son royaume et exécuté les siens. Contraint d’accepter la protection d’un sénateur, il reçoit une mission : entrer à l’Académie, établissement réservé à l’élite, enquêter sur un meurtre et rechercher une arme ancienne susceptible de menacer le régime.
Pour survivre, Vis doit progresser dans les classements, feindre l’adhésion à un système qu’il refuse et cacher les compétences acquises avant sa fuite. Les épreuves scolaires deviennent un terrain où s’observent les mécanismes de la République : compétition, patronage et transfert de force ne sont jamais séparés de la politique. Ses nouvelles alliances peuvent l’aider à atteindre les zones interdites de l’Académie, mais elles rendent son mensonge plus dangereux. La singularité du roman tient à ce lien entre magie et hiérarchie sociale : le pouvoir des dirigeants provient littéralement de ce que la multitude leur abandonne.