Le jeune clerc Jonathan Harker gagne la Transylvanie pour conclure l’achat d’une propriété anglaise par le comte Dracula. Dans le château isolé de son client, les règles de l’hospitalité se transforment rapidement en captivité : le comte ne se montre que la nuit, ne se reflète pas dans les miroirs et prépare son départ vers l’ouest. En Angleterre, la santé de Lucy Westenra se dégrade après l’arrivée d’un navire dont l’équipage a disparu, tandis que Mina Murray tente de rassembler les événements qui relient les deux pays.
Médecins, proches et témoins confrontent leurs connaissances à une menace qui échappe aux diagnostics ordinaires. Le roman progresse par journaux, lettres, télégrammes, coupures de presse et enregistrements ; chaque document n’apporte qu’une partie des faits, et le groupe doit les ordonner pour comprendre son adversaire. Cette forme donne au combat contre Dracula une dimension collective. Elle oppose moins un héros unique au vampire qu’un réseau d’observateurs utilisant les moyens modernes de leur époque face à une présence ancienne capable d’envahir les corps, les maisons et les liens intimes.