Cinq ans après la chute des camps où les enfants dotés de pouvoirs étaient enfermés, Suzume Kimura, dite Zu, a dix-sept ans et travaille comme porte-parole du nouveau gouvernement. Elle défend publiquement la reconstruction et les droits de ceux qui ont survécu, même si la peur envers eux reste forte. Une attaque lors d’un événement politique fait de Zu la principale suspecte. Obligée de fuir, elle découvre que les institutions qu’elle représentait préfèrent préserver leur récit plutôt que rechercher ce qui s’est réellement produit.
Alexandra Bracken déplace le regard de la série vers une ancienne enfant silencieuse devenue responsable de sa propre parole publique. Zu rejoint de nouveaux alliés et retrouve les mécanismes de traque qu’elle pensait avoir contribué à abolir. La singularité du roman tient à cette après-guerre fragile : renverser les camps n’a pas supprimé les préjugés ni les intérêts qui les avaient rendus possibles. Pour résister, Zu doit décider comment parler en son nom sans redevenir le symbole commode d’un autre pouvoir.